Le volontariat à Villa Tunari

Le bus nous dépose juste devant le café des volontaires du parc Machia. Nous rencontrons donc les volontaires qui sont en pause pour le repas du midi. Nous allons ensuite visiter le parc qui comprend un sentier touristique ; nous n’avons pas la chance de voir des animaux mais la vue depuis le mirador est très jolie !
Le parc a été fondé pour recueillir des enfants, ensuite des familles indigènes puis celles-ci étant devenues autonomes, les fondateurs du parc ont recueilli des animaux malades, vendus sur les marchés, des animaux de cirque ou même les animaux que les gens ne voulaient plus. Le principe est de relâcher les animaux dans leur milieu naturel dès que possible ou de leur rendre une vie meilleure s’ils doivent rester en captivité. Il y a de nombreux animaux dans le parc : un ours des Andes, deux pumas, deux ocelots, trois renards, des singes araignées, des singes capucins, des singes albifronts, des coatis, des furets, des perroquets, des perruches, des toucans, des rapaces, des tortues, deux boas et un cuchi-cuchi.


Les animaux comme l’ours, les pumas, les ocelots sortent tous les jours de leur cage grâce à une « laisse », les volontaires les promènent dans le parc. Ils sont trop malades ou dépends des humains pour être relâcher. Pour les singes, c’est différent. La vie en captivité en a rendu certains très agressifs et ils ne peuvent donc plus sortir de leur cage car ils sont trop dangereux pour être introduit dans un groupe. Etant donné qu’on ne peut pas relâcher les singes un par un, il faut attendre qu’une communauté se constitue en captivité pour rendre la liberté au groupe entier. Cela prend donc beaucoup de temps. Toutefois, les singes araignées du parc forment un groupe et vivent en semi captivité (les cages sont ouvertes, s’ils veulent ils peuvent y dormir, sinon ils vont dans la jungle). Pour les autres animaux, ils sont parfois prêts à être relâcher mais cela coûte cher car il faut les emmener loin des humains (les tortues par exemple seraient chassées pour les écailles et pour être manger) ou alors il faut des autorisations spéciales (pour les boas par exemple).


François a travaillé au plus près des singes capucins remis en liberté par le parc : il devait leur donner à manger pour compléter la nourriture qu’ils trouvaient en forêt. Les singes les plus affamés montaient sur son dos pour lui voler la nourriture à l’intérieur du sac !


Il s’occupait aussi de 5 singes albifronts qui vivent dans une grande cage dans la jungle. Il leur donnait à manger 2 fois par jour, lavait la cage, leur fabriquait des jouets et allait leur chercher de nouvelles branches pour changer la déco de la cage… euh non, juste pour qu’ils sautent dessus, en fait ! Ces singes sont un peu fous et ne pourraient pas cohabiter avec les capucins déjà remis en liberté dans le parc.


François était aussi l’homme à tout faire, le réparateur du parc. Il a donc réparé les cages des oiseaux, créer des cages pour les coatis, réparer la brouette, des manches de pelles et créer des tables pour les oiseaux…

Mais surtout, lors de la journée de congés de la cuisinière, c’est François qui a fait a manger pour tous les volontaires du parc : crêpes au petit dèj‘, gratin dauphinois le midi et crumble banane-chocolat pour le goûter !! Un régal !

Charline travaillait avec les petits animaux : 28 coatis, 1 dinde, 15 tortues, 2 furets, 2 boas et LE cuchi-cuchi.

Il fallait donner à manger à tout ce petit monde trois fois par jour, laver les cages et jouer avec les bébés ou aller promener les coatis qui sont en laisse l’après midi. Le travail le plus di-ffi-ci-le consistait à aller amuser Cuchi-cuchi, la peluche vivante la plus belle et la plus rigolote du parc !!

L’équipe était super : Céline, Victor (bolivien) et Charline. C’était bien de bosser avec Victor car il connaissait très bien les animaux et qu’il nous parlait de sa vie en Bolivie !

Et puis il nous a fait faire des trucs incroyables. Par exemple : aller chercher un rat et un poulet vivant pour les donner à manger aux boas… une expérience particulière !!


Nous avons tout les deux bien apprécier de travailler avec nos animaux respectifs, les 4 jours de pluie tropicale ont pourtant été très décourageant car le travail était vraiment plus difficile : tout était boueux, les animaux ne sortaient pas et on était trempés jusqu’au os…
Malgré cela, après nos journées bien fatigantes on aimait bien se retrouver le soir entre volontaires pour sortir ou se faire à manger. Nous avons bien rigolé, notamment avec Sandrine et Céline, deux grenobloises qui sont arrivées un jour après nous, et Laura qui travaillait avec Milie pour un mois.


Nous garderons donc un super souvenir de cette expérience, c’était pas gagné car on ne peut pas dire de nous que nous sommes passionnés par les animaux, mais franchement, c’était un grand moment de découverte personnelle !!
Pour en savoir plus rendez-vous sur www.intiwarayassi.org

Volontariat à Villa Tunari

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *