Au bout du monde…

Notre trajet depuis la péninsule de Valdès nous emmène à Rio Gallegos : ville moche, juste avant la frontière, dans laquelle il n’y a absolument rien à voir. Le bus pour Ushuaia étant que le lendemain matin (merci les postes frontières de ne pas rester ouvert plus longtemps) nous avons une journée à tuer. On fait un tour à Carrefour pour acheter un pique-nique et on part à la station essence la plus proche pour faire du stop pour Ushuaia. La chance n’étant pas avec nous, on ne trouve personne qui peut nous emmener. Tant pis, on se résigne à prendre le bus pour encore 12h avec un bac pour traverser le détroit de Magellan et 2 passages de frontière : Argentine/ Chili puis 3h après Chili /Argentine ! Malgré tout les paysages sont magnifiques à l’approche d’Ushuaia !

En arrivant à Ushuaia on est un peu déçu par la ville, c’est entre la station de ski décrépie et la station balnéaire en hiver, forcément la ville a les pieds dans l’eau et la tête dans les montagnes. C’est d’ailleurs ça qui est joli, les paysages aux alentours de la ville. Nous nous dirigeons vers le camping ou le vent est particulièrement violent, on demande des couvertures en plus pour nous protégé du froid.

Pour notre premier jour, on visite la maison de Beugen qui est une ancienne maison typique de la ville dans laquelle se trouvent les expositions d’artistes inspirés par la région.

Le soir on va au resto, François goûte le bar du canal de Beagle : il est conquit ! On teste aussi la bière locale: la « Cape Horn » fabriqué avec l’eau en provenance des glaciers du coin !

Le lendemain on croise Xavier et Marion qu’on avait rencontré à Valdès. On se prépare pour aller au Parc de La Terre de Feu ensemble. Si vous vous demandez pourquoi ça s’appelle la terre de feu alors qu’il fait si froid dans cette région, c’est très simple : les indiens yaghans qui on vécu ici pendant 6500 ans vivaient quasiment nus, pour se réchauffer ils avaient toujours un feu à proximité (même dans leur barque), souvent entretenu par les enfants. Le nom « La terre des yaghans » étant moins facile à retenir que « la terre de feu », on a retenu « la terre de feu » à cause de ce mode de vie. Malheureusement, tous les descendants des yaghans ont disparu aujourd’hui, les maladies importées par les colons les ont décimés.

Donc nous arrivons au Parc tous les 4 par ce grand froid et nous montons les tentes. On cuisinera pendant 2 jours au feu de bois étant donné qu’il faut bien se réchauffer ! Les reflex scouts reviennent vite : qu’est ce c’est bon les repas trappeur !!

Après une nuit bien froide dans la tente, on se réveille le matin sous la neige, elle ne reste pas au sol mais ça caille ! Charline qui adore la neige est ravie (c’est ironique !), François est plein d’entrain comme d’habitude ! On part tout de même en direction de la balade qui était prévue, on demande aux gardes du parc si on peut la faire : c’est non ! On loupe donc le panorama à 360° sur la région à cause de la neige : super ! Bref ca nous permet d’aller au musée et de mieux connaitre la région et les yaghans.

Le dernier jour, on lève le camp et on part sur le sentier qui longe la côte du parc. François a le gros sac et Charline le petit, c’est la première fois qu’on randonne avec nos sacs sur le dos et les affaires de camping dedans : c’est un peu lourd et encombrant mais on a réussit !

Le sentier est super, le soleil arrive enfin pendant la marche et nous laisse découvrir le canal de Beagle et les montagnes qui l’entourent, c’est super joli. Et puis, c’est le printemps donc le parc est fleuri et coloré !

De retour au camping, il fait encore très beau et on se fait un bon repas avec Xavier et Marion pour se requinquer de la balade. François monte tout en haut de l’ancienne piste de ski qui appartient au camping pour voir la vue sur la ville et le canal de Beagle.

Pour notre dernier jour à Ushuaia nous avons prévu un tour en bateau pour aller voir les cormorans de Magellan, les lions de mer et le phare le plus austral de l’Argentine (ce n’est pas le phare du bout du monde car il est au Chili plus au sud). On embarque donc sur un gros bateau accompagné d’une grande troupe d’italiens très bruyant, ca nous permet de ne pas entendre les explications au micro, tant pis ! Les lions de mer  se ressemblent dans toute l’Amérique, on n’est donc pas étonné de les voir lézarder au soleil ou se battre pour avoir la meilleure place ! Ils sont quand même super mignons car les câlins occupent une bonne partie de leur temps !

Les cormorans en revanche ont le cou blanc ici, ce qui les distingue des autres cormorans qu’on avait vu avant. Ils construisent un nouveau nid tous les ans, l’île est donc remplie de petites butes, les anciens nids délaissés.

Le phare est tout de même le clou du spectacle, perché sur son île avec les montagnes en toile de fond, c’est magnifique avec le ciel bleu ! Il nous semble que la photo se passe de commentaire :

Voilà, nous avons donc passé 5 jours super au bout du monde et essayant de nous accommodé du temps très changeant. Et on a rencontré des Tchèques !

Ushuaia

2 reflexions sur “Au bout du monde…

  1. Virginie

    Je plussoie le repas trappeur !
    mention spéciale pour la photo de « François et son sac à dos », prêt à aller jusqu’au bout du monde !
    bisous et bonne arrivée en Nouvelle Calédonie !

  2. cpartimonkiki Auteur de l'article

    CC Virginie !!!
    C’est pas la classe, ce magnifique sac à dos… jaune ? lol
    Hum c’est trop bon les repas trappeur, y’a que çà de vrai !
    Nous sommes bien arrivé en Nlle Calédonie… et c’est juste magnifique !
    Bisou et bon préparatif des fêtes de fin d’année
    Bye bye

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