Kampot et Kep

Nous continuons notre chemin en longeant la côte cambodgienne en direction du Viet Nam avec un arrêt à Kampot et une excursion à Kep.

Cette étape est l’occasion d’ajouter deux faits importants sur notre liste de « on en était sur, ca devait nous arriver en Asie ». Le premier est la crevaison du bus sur la route en venant de Sihanoukville et le second est l’hôtel sans chasse d’eau dans les toilettes. Nous étions préparés mais ca fait toujours son petit effet !

La région côtière vit beaucoup de la pêche ou des plantations de fruits et n’est vraiment pas très riche. Kampot est la ville principale et témoigne de cette pauvreté : beaucoup de rues ne sont pas goudronnées, l’éclairage nocturne est quasiment inexistant et le chantier de rénovation du grand marché est arrêté depuis tellement longtemps que le marché a été transféré à un autre endroit de la ville.

Nous commençons notre excursion dans la région par la visite d’une coopérative de poivre.

Kampot est réputé pour être l’un des meilleurs sites de production de poivre au monde mais la filière est structurée depuis peu de temps. Deux français on est effet souhaité aider les producteurs en créant un label et en gérant la distribution de leur poivre afin qu’il continue à être apprécier à se juste valeur : celle d’un des meilleur poivre du monde. Cette initiative à vu le jour alors que les producteurs devaient lutter contre le poivre vietnamien qui s’installait sur les marchés sous le nom de « poivre de Kampot ». Et qui peut faire la différence entre un grain de poivre et un autre ? La législation cambodgienne n’en n’est pas encore à créer des AOC comme en France mais c’est le but vers lequel tendent les créateurs de cette entreprise.

Ensuite, nous prenons la direction des marais salant : après le poivre, le sel, quoi de plus normal ! Nous traversons de petits villages de campagne bien animés avant d’arriver au marais.

Il est trop tard pour voir les gens y travailler mais le matériel est bien là et témoigne des dures conditions qu’affrontent les travailleurs du sel. Les marais sont très étendus, on imagine bien que ca ne doit pas être facile de ramener les kilos de sels dans les sacs en bambous suspendu au bâton tenu traditionnellement sur les épaules.

Le lendemain, on prend un petit déj délicieux dans une pâtisserie de la ville et nous partons en direction de Kep. Notre première étape dans cette ville est le marché aux crabes. C’est un endroit principalement féminin. Les hommes pêchent les crabes en mer et les confient ensuite à leur femme.

Elles sont chargées de vendre le contenu des caissons, vivant de préférence. Elles font donc des allers retours entre la mer et le marché et préparent la nourriture des crabes pour qu’ils mangent dans leur panier. Les acheteuses, quand à elles, se soucient du poids du crabe et n’achètent qu’après une âpre négociation.

Elles font directement cuire les crustacés dans des grandes cocottes pleines d’eau bouillante chauffée au feu de bois qui se trouvent dans le marché.

Il n’y a donc que quelques minutes d’écoulées entre le moment ou le crabe sort de l’eau et celui ou il se retrouve dans la marmite : plus frais, y’a pas !

On quitte le marché pour aller voir la plage, qui n’est pas si belle que celles de Sihanoukville ou de Koh Russei, il faut bien le dire.

En chemin, on découvre les ruines des villas françaises construites ici il y a bien longtemps, quand les français voulaient faire de Kep la station balnéaire du pays.

Puis nous prenons la route : un petit village de pêcheurs dans lequel on est encore très bien accueilli,

un marais salant avec des gens qui travaillent

et une grotte sacrée! Des enfants nous font visiter la grotte, ils apprennent l’anglais et se débrouillent très bien même s’ils sont un peu insistant lorsqu’on leur dit que « non, nous n’avons pas besoin de lampe » ! Le site est vraiment joli on y passe un long moment.

Ensuite on remonte sur notre moto en direction des plantations de poivre… mais on se trompe de route et le détour est assez long ! On parvient pour la tombée du jour aux plantations et on goute au poivre frais : ca pique !

On rentre à Kampot de nuit et il y a beaucoup de trafic sur la route en mauvais état car c’est samedi soir et les jeunes vont au Karaoké, ils sont sur leur 31 !

On quitte Kampot le lendemain pour une longue expédition en direction de Saigon au Viet Nam !

Kampot & Kep

2 reflexions sur “Kampot et Kep

  1. ABRAM

    Bravo pour ce blog et ces magnifiques photos !!!! Nous y serons en Novembre.
    Une question svp : il y a une superbe photo d’un village sur pilotis ( juste avant les femmes
    au marché aux crabes ) Pourriez vous me dire où se trouve ce village ?
    Je suppose près de kampot….Mais il y a une telle lumière que je ne voudrais surtout pas
    le rater !!!!!
    MERCI beaucoup pour nous faire partager ce voyage
    Cordialement

  2. cpartimonkiki Auteur de l'article

    Bonjour,
    De mémoire, nous étions sur la route entre Kampot & Kep.
    La photo est prise depuis un pont dans la campagne de Kampot.
    Bon voyage en Novembre alors.
    Cdlt

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