La gestion des temps d’adaptation

SONY DSC

Ce week end ne se passe pas comme prévu, nous aurions du rentrer en France pour nos visas. Faire tout ces papiers n’aurait pas été une franche partie de plaisir, mais au moins nous aurions avancé comme convenu. Hier matin, tout a été chamboulé et malgré nous, nous nous sommes rendu compte que la vie dans un autre pays c’était pas juste un long fleuve tranquille qui coule dans un décor magnifique.

Le temps d’adaptation à la vie locale, on pensait être rodé. Après avoir visiter 16 pays en passant de 2 à 6 semaines dans chaque, on croyait avoir fait le tour… Effectivement, il nous fallait 2 à 3 jours à chaque fois et puis on connaissait le prix des hôtels dans notre catégorie, les aliments qu’on retrouveraient ou non sur les étals, la couleur des différents billets, la proximité qu’on aurait avec les populations locales, etc…

Nous avions eu quelques surprises bien entendu:

L’histoire du faux billet péruvien nous a bien rappeler à l’ordre quand à la vigilance constante qu’on a  du garder dans ce pays malgré tout les trésors qu’on y a découvert.

Quel étonnement aussi de voir les chinois constamment nous aider et venir vers nous alors que nous étions incapable de ce comprendre. Pourtant, on avait vraiment peur en rentrant en Chine de ne pas pouvoir faire ce que nous voulions à cause de cette barrière de la langue si importante.

L’impossibilité d’obtenir nos visas Russes aura été l’apothéose. Pour la première fois, 15 jours avant notre retour définitif, nous avons été contraint de ne pas avancé comme on le souhaitait et donc de revoir entièrement notre itinéraire.

L’adaptation: on a donc donné dans ce domaine! Mais rien n’est jamais acquis…

Entendons nous bien, pour nous avoir des problèmes d’adaptation a toujours été une chance, nous avons choisi de partir et nous avons pu le faire. Nous nous sommes confronté à nos limites, nous savions ce que l’on pouvait accepter ou non, notre quotidien était absolument pas routinier et les solutions trouvées toujours plus enrichissantes.

En revanche, ce que nous ne pouvons toujours pas vraiment mesurer aujourd’hui, c’est le temps réel nécessaire à une véritable adaptation aux problèmes auxquels nous ne sommes pas confronter dans nos habitudes françaises.

On imagine qu’il nous faut entre 30 seconde et 10 minutes pour nous adapter à la chaleur et au soleil sud-africain, le temps d’enlever son pull, de sortir un short et de mettre des lunettes de soleil. En revanche, lorsqu’on part randonné par 40°, la on se dit que la chaleur n’est pas toujours une amie et qu’il va falloir l’apprivoiser!

On se dit que la sécurité sera le défi à relever par rapport à la France, alors on ferme les portes à clés et on cache son argent. Mais c’est presque comme en France finalement! Bien sur les fils électriques et les barbelés surplombent les murs d’enceinte, mais on y peut rien, ils étaient là avant. Et puis les gens sont si gentils, si serviables on a jamais connu ça:

– la caissière qui lit ton prénom sur ta carte bancaire et qui te dit « A bientôt Charline, passe une bonne journée »;

-le pompiste qui s’appelle France et tu lui dit « moi c’est François » et c’est parti pour une conversation pendant tout le plein de la voiture;

Et puis tu en parle avec quelqu’un qui a tout perdu lors d’un cambriolage, et là tu te rend compte comme le dosage devra être subtil entre méfiance et confiance et tu te demande si tu saura vraiment un jour…

Dans la même idée, on peux parler du nouveau job, de la mission longue et éloignée du siège de l’entreprise en France, des nouveaux collègues qui sont sympas, de la cantine ou tout les desserts sont des yaourts et du nouveau responsable, qui te dit le vendredi matin « la semaine prochaine les réunions avec l’équipe qui vient de France pour connaitre le chantier commencent lundi après midi, c’est bon pour toi? » « euh, je prend l’avion samedi pour mon visa… » « Ah, j’avais oublié de te dire de ne pas prendre de billets, ils viennent à 4 on peux pas leur dire d’annuler… »

NB: L’image est Bolivienne nous l’avons prise à Potosi, la ville des mines d’argent qui était en grève lorsque nous y sommes passés. Si tu cache la partie droite du visage, l’homme sourit gentiment, si tu cache la partie gauche, il sourit méchamment.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *